Nos propositions pour le pays voironnais

LA FILIERE BOIS EN PAYS VOIRONNAIS, le 11 août 2014.

La charte agricole et forestière du pays voironnais prétend relever le défi
de développer une filière bois viable en jouant sur la qualité,
de protéger et de mettre en valeur un espace forestier de qualité,
de concilier le développement forestier avec la protection du milieu naturel et la qualité du paysage,
de favoriser les rencontres entre les acteurs de la filière bois et les autres acteurs économiques, touristiques et habitants.

Constat :
La forêt du pays voironnais est dans l’ensemble peu exploitée, en cours de dégradation, peu exploitable pour du bois d’œuvre (bois de construction, ébénisterie). Elle subit la forte concurrence des forêts des préalpes (Chartreuse Vercors) et des Chambarans. Pour l’industrie locale, le bois est fourni majoritairement par l’extérieur de la région Rhône-Alpes et même par l’Europe du Nord.
La forêt représente de l’ordre de 11 000 hectares soit 30 % de la surface totale du territoire. Mais cette forêt est un domaine économique négligé, peu abordé au sein de la CAPV, car, à l’instar de la plupart des agriculteurs, elle est estimée peu digne d’intérêt pour l’instant (baisse régulière des recettes sylvicoles). Ainsi cet écosystème fragile est menacé.

Possibilité :
Un réel potentiel est l’actuel développement du bois de chauffage, « bois énergie », en collaboration avec le parc de Chartreuse. La CAPV a développé une plate-forme de bois déchiqueté au Guillermet à Charavines, le PNR Chartreuse une autre à Saint Thibault de Couz. Une volonté de développement de chauffage urbain à Voiron, à Coublevie et dans d’autres villes, sans oublier l’évolution du chauffage des particuliers, devrait permettre de promouvoir des emplois générés par l’utilisation de cette énergie renouvelable.

Proposition :
La CAPV pourrait établir une charte du paysage. Ainsi, la forêt pourrait contribuer à l’essor touristique, à la politique de l’environnement, en particulier pour la protection des zones urbaines (éboulements, inondations, etc.) et être mieux considérée par les usagers.
Avec l’évolution de l’effet de serre, il faut aussi prévoir et envisager les effets favorables que présente la forêt en matière d’absorption de carbone pour les générations à venir. La forêt survivra-t-elle à une montée des températures, quelles essences faut-il adopter, etc. ?

Danger :
Les sylviculteurs et les propriétaires forestiers signalent certains comportements qui les interpellent. Des intervenants proposent de racheter en bloc des forêts pour y pratiquer des coupes rases qui transforment de façon définitive les parcelles exploitées en lande. Ces opérations fragilisent un milieu forestier délicat qui se retrouve plus exposé aux attaques des scolytes, plus vulnérables au vent et aux eaux pluviales. C’est ainsi qu’une fausse opportunité financière se transforme en catastrophe dommageable pour tout un secteur.

Conclusion :
Il est indispensable que l’ensemble des acteurs du pays voironnais promeuvent le développement de cette filière qui est absolument nécessaire pour l’avenir, capable de fixer le CO2, source d’énergie négligée mais facile, source de développement touristique, source de diversité biologique, etc.

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